mercredi 24 mars 2010

Traditions juive culinaire : Le Gras double à Pessah, simple tradition ou symbole profond ?

C’est une tradition bien connue en Algérie de servir du Gras-Double pour le(s) soir(s) de PESSAH (et aussi de Roch Hachana).
Simple tradition culinaire ? Non, il y a dans ce Minhag un symbole bien plus profond.
Pour ces 2 fêtes, chaque Juif atteint un niveau de sainteté qui le rapproche de la dynastie des Cohanim. Pour exprimer matériellement cet événement , nos rabbanim ont décidé de recommander à chaque famille de manger du Gras double.
Quel rapport ? Revenons un peu en arrière…
Un de nos ancêtres bien connu, PINHAS, a reçu de D. le privilège de devenir COHEN (prêtre) grâce au zèle qu’il manifesta face à l’acte impudique commis par Zimri. Avant son acte, Pinhas fit une prière (symbolisée par les joues), éleva son bras (symbolisé par l’épaule, ZEROUAH) et transperça les deux coupables au ventre (symbolisé par la panse). Voir Livre "Les Nombres", Chapitre 25, fin parachat Balaq, début parachat Pinhas Ce symbole (panse = gras double) a été retenu par nos rabbins pour nous rappeler que ces soirs de fêtes nous atteignons la dimension des Cohanim. N'oublions pas que le soir de Pessah, la tradition est de faire, également, un autre plat de viande à base de choux et qu'il est bien d'utiliser de la joue de boeuf dans ce plat. Ainsi, avec le "zerouah" qui se trouve sur le plateau du Séder, on utilise les trois symboles qui font de chaque juif un "Cohen" à la table du Séder.
Effectivement, les morceaux qui revenaient aux cohanim à l’époque du Beth Hamikdash étaient bien : la joue, le zerouah et la panse…
Alors cessons vite de modifier nos traditions sous prétexte de « modernité » ou de « diététique »... Et, HAG SAMEAH !
N.B. Explication entendue de ma sœur Hanna Kahn de Yérouchalaïm.

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