jeudi 7 mars 2013


Les pleurs du Tsadik ont bouleversé sa vie….

Ce lendemain de Pourim Shoushan 2013, à Jerusalem, le visage du Rav Shclomo Naki est rayonnant. Il a toujours un beau visage avec sa barbe blanche, sa sérénité, sa douceur. Et, j'aime croiser ce maitre quand je vais chercher mon petit fils Nathan Haï à l'école "Bephi Yecharim" de Beith Vegan.

Mais, ce mercredi 27 mars 2013, le Rav Naki a un autre visage…  

Que s'est-il passé ? Sans aucun doute, un événement exceptionnel est arrivé. Mais, quoi ?

Le Rav Naki, âgé de 54 ans connait une vie tranquille et harmonieuse avec celle qu'il épousa il y a maintenant 34 ans. Il est enseignant dans un Talmud thora séfarade à Jerusalem depuis de nombreuse années. Toujours avenant et d'humeur égale, il suscite le respect et la considération de tous ceux qui le côtoient.

Il faut savoir que depuis 34 ans le Rav et son épouse prient sans cesse pour avoir un enfant. Mais, les portes du ciel ne s'ouvrent pas et malgré plusieurs grossesses, aucune n'arrive à son terme. Et, la rabbanite a maintenant dépassé les 50 ans.

Il y a tout juste un an, le jour de Pourim 2012 le Rav Naki est avec son Rav, un Tsadik.
- Viens danser avec moi pour la simha (joie) de Pourim lui demande-t-il
- Non, je suis fatigué et n'ai pas la force de me lever danser, lui répond le Tsadik
- Mais, seulement quelques pas, vient ! insiste le Rav Naki.
Alors, le Tsadik se lève (N.B. je ne suis pas autorisé à donner son nom) et  fait quelques pas avec lui.
Le Rav Naki est heureux, serre les mains de son Rav et lui demande : "Au moment du Michté (festin de Pourim) D. répond aux prières qu'on lui adresse, alors prie pour moi, toi, maintenant !".
Le Tsadik réunit ses forces et le bénit en demandant à D. ce qu'il savait bien que la Rav Naki désirait le plus au monde : un enfant. Et, le Tsadik se mit à pleurer !
Peu après, très ému, le Rav Naki déclare à son épouse, des sanglots dans la voix : "l'année prochaine, à Pourim, nous aurons un enfant" ! 

La rabbanite, pensant à Sarah, n'a pas osé rire mais a imaginé que son mari avait bien respecté cette année la mitzva de Pourim de boire "ad ché lo yada…".

Les mois qui ont suivi se sont écoulés normalement et le Rav a assuré ses cours comme les années précédentes.

Et, voilà que le lendemain de Pourim Chouchan, il y a quelques jours, le visage du Rav était rayonnant disions-nous. Rayonnant d'un bonheur immense. Sa femme venait de donner naissance à une magnifique petite fille ! Après 34 ans d'attente. Compte tenu des expériences passées, le secret avait été bien gardé par les très proches du Rav et de la Rabbanite pendant ces 9 mois.

Le Rav nous a révélé que quelques années après son mariage, il était allé demandé une bénédiction à Baba Salé pour avoir un enfant. Baba Salé lui avait dit "Sablanout vebasof tekabel" (Sois patient mais tu recevras à la fin). 

Le Rav Naki commente "La difficulté c'est de savoir où est la fin. Quand on fait prière après prière, quelle est la dernière prière, celle qui à la fin est exhaussée ? C'est comme quand vous devez percer un mur très épais et que vous vous trouvez d'un seul coté. Vous ne savez pas quand le marteau piqueur va finalement sortir de l'autre coté. Vous pouvez être à quelques centimètres de la fin mais, ça, vous le savez pas."

Il ajoute : "Les sages nous disent que dans nos générations, seules les portes des pleurs peuvent s'ouvrir dans le ciel. Et, quand j'ai vu mon Rav, un vrai Tsadik, pleurer en parlant à D. j'ai compris qu'il avait ouvert les portes des cieux en ce jour de Pourim. Cette fois-ci, j'en étais sûr, la prière sera exhaussée, j'étais arrivé "à la fin" dont parlait Baba Salé il y a 34 ans.

Voilà l'histoire extraordinaire du Rav Naki. Une histoire vécue, de nos jours, à Jérusalem, une histoire exemplaire de foi et de confiance en D.

Un grand Mazal Tov au Rav et son épouse.

N.B. Si vous voulez entendre cette histoire, contée par le Rav Naki lui-même, cliquer sur ce lien (interview sur la radio "Kol Berama") :

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Vos commentaires